Ronan bobine un micro humbucker

Me revoilà parti pour du bobinage ! Aujourd’hui nous allons nous intéresser au fabuleux bobinage d’un micro double, pour voir comment on fait tout ça… Cette fois-ci je vais être moins avare en photos^^ J’ai un GNB position manche dont j’avais sacrifié une bobine pour la science. Je vais donc ne bobiner qu’une bobine des deux, le travail état exactement le même d’une bobine à l’autre… Comme vous pouvez le voir c’est la bobine claire du micro, c’est un couleur zebra comme on dit. La machine est toujours la même, mais vous noterez de l’oxydation sur la barre de guide. Bon je vais nettoyer ça. La bobine est moins haute qu’un micro de strat, il faut donc revoir le guide ! Galère ! Il faut une clé Allen de dimension américaine pour la vis ! Ben y a plus qu’à utiliser les petits tournevis plats, ça marche quand même. Vous noterez le WD40 toujours pratique contre l’oxydation (surtout que là y avait 20% gratis). On ajuste, mais vous allez le voir je n’ai pas été assez précis, à moins qu’il faille mettre plus large  au niveau du guide ? Bref j’ai réajusté quand j’ai vu ça : A noter, j’ai galéré pour fixer le fil de masse, et j’ai cassé plusieurs fois ce fil si la bobine se détache en plein bobinage. Ce qui fait que j’ai du recommencer plusieurs fois, heureusement je n’avais pas trop bobiné ! J’ai remis du scotch neuf pour éviter ça, et le fil de masse, je l’ai fait passer dans un trou de plot pour le faire ressortir côté opposé au scotch double face. Après réflexion il aurait suffit de mettre la base du micro dirigé vers l’extérieur tout simplement… Bref pas de photo, j’ai honte. Donc on bobine, on remplit la bobine : D’ailleurs attention, si vous bobinez sans grande pression comme moi, la limite de bobinage ne sera pas les extrémités de la bobine, mais au milieu. Sur la photo précédente, on voit bien que c’est limite à déborder au milieu, alors que sur les extrémités y avait large la place. Donc si on veux un niveau de sortie soutenu, serrez plus fort ! Une fois fini, on garde bien détaché le + et le -, et on scotch avec le scotch spécial prévu pour la bobine. Cela aura comme avantage de pouvoir compresser un peu la bobine si elle est peu tendue. D’ailleurs en théorie, plus vous serrez moins les fils pourront bouger, non ? Donc dans mon cas où je n’ai pas encore le matos avant un moment pour waxpotter, un bon serrage devrait limiter les dégâts… Enfin j’espère ! Maintenant il faut souder des fils pour le + et le moins : On prépare les fils : Y a plus qu’à ! Attention, il faut bien chauffer, certes, mais pas trop sinon le fil peut casser = grosse galère ! Donc faut mieux souder une première fois, vérifier s’il y a contact, remettre un coup si non. On re-scotche par-dessus. On visse maintenant la bobine sur le support, à côté de sa voisine. Pour le montage du double, n’hésitez pas à consulter le tuto sur l’optimisation d’un micro double sur ce même blog, qui est très bien fait ! D’ailleurs à partir de là on fait exactement la même chose pour le passer en 4 fils. C’est bien beau, on remonte tout ça sur la gratte ! Le son : il a gagné beaucoup en ouverture, il est plus précis ! Plus naturel aussi, d’un bon micro on est passé à un très bon micro incontestablement ! C’est vraiment étonnant comment un bobinage manuel peut apporter cette musicalité aux micros. Bien sur pour certain types de musique, ce ne sera pas les mêmes choses recherchées, mais dans mon cas je préfère largement !  

5 commentaires

    • Pas vraiment, vu que le fil est quand même isolé. C’est pour ça qu’un constructeur qui arrive à avoir peu de variations sur ses micros est fier de lui car c’est pas si évident à obtenir. Faut de l’expérience et un coup de main certain.

      Après il existe peut-être des astuces pour deviner ça un peu mieux, mais le seul indicateur semble être le nombre de tours. Du moins je n’ai jamais rien trouvé comme informations sur d’autres techniques.

  • Bonjour Ronan,
    Je vois que ça date un peu à présent.
    > Tout cela est-il encore « d’actualité »?…
    > J’ai exactement la mème bobineuse, et j’ai trouvé un moyen pour que la bobine ne
    tombe pas en pleine « action »:
    > Percer les plaques en « Dural » d’un trou de chaque coté pour rentrer 2 vis qui feront tenir une plaque de bois de mème dimensions que les plaques en dural qui seront donc placées par-dessus celles-ci.
    > Fraiser le trou intérieur des vis pour que la tète conique des vis ne dépassent pas
    des plaques en dural.
    > ne pas oublier aussi de pratiquer un trou central dans les plaques de bois pour faire passer l’axe qui supporte les plaques, pour que l’axe traverse aussi les plaques de bois et ainsi se retrouve au mème niveau question distance du départ…
    > Ainsi, ce sont les plaques de bois qui deviennent les supports de bobine !
    > Ce qui permet de piquer ou visser ce qu’on veut dans le bois pour faire tenir les bobines afin qu’elles ne quittent leur support pendant qu’elles tournent et reçoivent
    le fil que l’on tend pendant qu’on bobine.
    Voilà « l’histoire », j’espère que c’était assez clair et que cela sera utile aux « apprentis bobineurs » !… Cordialement, bison95, 95150-Taverny, France.